relevage des victimes

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relevage des victimes

Message  hinomura le Lun 12 Jan 2009 - 17:54

Le pont amélioré,le pont simple,le pont néerlandais et la cuillère peuvent être réalisés avec une victime à plat dos,à plat ventre ou en position latérale de sécurité(pls)


I)Technique
• Le pont amélioré
Par cette méthode, le corps de la victime est maintenu le plus droit possible et la répartition du poids pour chaque équipier est intéressante.Le pont amélioré nécessite la présence de quatre sauveteurs pour soulever la victime et d’une personne éventuellement extérieure à l’équipe secouriste pour pousser le brancard
Lors de ce relevage,la victime est soulevée et c’est le brancard qui vient à elle.Pour ce faire,dans l’axe de la victime le chef se met à la tête et en assure le maintien par une prise latéro-latérale ou par une prise occipito-mentonnière.Les deux équipiers enjambant le tronc de la victime se font face.L’un,dans le même axe que le chef,donc regardant vers les pieds de la personne à soulever,glisse ses mains sous les omoplates de la victime.L’autre équipier, lui faisant face, assure un maintien du bassin en glissant ses mains dans les creux naturels.Le quatrième,aux pieds,fait face au chef et saisit les jambes au niveau des chevilles.D’un seul homme, ils procèdent au soulèvement de la victime.Le brancard, préalablement positionné dans l’alignement, est glissé dans l’axe de la victime par un cinquième secouriste ou par une personne étrangère à l’équipe secouriste.L’accès par les pieds est privilégié afin que le chef maintienne la tête dans l’axe du corps
-tête:

-pied:

• Le pont simple
Avec cette méthode de relevage,là encore la victime est soulevée et c’est le brancard qui vient à elle.Le pont simple reprend des positions du pont amélioré mais ne nécessite la présence que de trois sauveteurs pour soulever la victime et d’une personne éventuellement extérieure à l’équipe secouriste pour pousser le brancard.Le chef,toujours à la tête, assure un maintien du cou d’une seule main,son autre main étant placé sous les omoplates de la victime.Le second équipier est au bassin,le troisième aux pieds.Cette technique ne doit être utilisée qu’à la condition que la victime ne présente pas de traumatisme du rachis ou un traumatisme grave

• Le pont néerlandais à 3 ou 4 équipiers
Cette technique est utilisée lorsque l’on ne peut pas faire venir le brancard à la victime dans son axe.Le brancard est disposé le long du corps de la victime.Les sauveteurs enjambent la victime et le brancard pour effectuer une translation de la personne sur le brancard.La mobilisation de la victime est importante et cette technique n’est donc pas recommandée en cas de suspicion de traumatisme du rachis.Lors d’un pont néerlandais,la fatigue se fait vite ressentir chez les secouristes qui,obligés de pratiquer un grand écart, ont du mal à trouver leur équilibre,ne peuvent faire travailler les cuisses au moment de soulever la victime et imposent de fortes contraintes à leur dos et à leurs bras
-à 4:

-à 3:

• La cuillère
Il s’agit de la seule manœuvre où les secouristes n’enjambent pas la victime.Cette technique est appliquée si le brancard ne peut être ni mis dans l’axe de la victime,ni contre elle, ou si la victime est coincée contre un obstacle.Le brancard est disposé à une distance aussi courte que possible.En dehors d’un dégagement d’urgence,le relevage en cuillère est toujours précédé de la mise en place d’un collier cervical
Trois sauveteurs sont nécessaires à son exécution :le chef à la tête,un équipier au niveau des épaules et du bassin,un autre au niveau des pieds.Après avoir soulevé la victime, ils procèdent à une translation permettant de plaquer la personne contre leur torse.Les sauveteurs, portant ainsi la victime,se déplacent alors jusqu’au brancard.A tous les stades de cette manœuvre,un travail parfaitement synchrone est indispensable.D’autant que cette méthode est,pour la victime,fatigante et inconfortable.Pour ces raisons elle n’est mise en œuvre que dans des cas très exceptionnels


II)Matériels:
• la civière de relevage à lames (ou civière à aubes)
Ce matériel, particulièrement intéressant car léger et facile à mettre en œuvre,est celui avec lequel on mobilise le moins une victime.Il est particulièrement indiqué pour le relevage de cyclistes, motards ou piétons accidentés,y compris si ces derniers se trouvent dans un fossé par exemple.Car il demande très peu de place pour sa mise en œuvre et permet le relevage de la victime dans la position où elle est trouvée.Trois sauveteurs sont nécessaires à la manœuvre :le chef, à la tête de la victime pour le maintien de l’axe tête-cou-tronc, et deux sauveteurs pour l’installation de la civière de relevage.
Avant toute action, les montants de cette civière doivent être rallongés ou raccourcis au moyen de clips afin de correspondre à la taille de la victime Biseautées,les lames se placent de part et d’autre du corps de la victime et il n’y a que très peu besoin de bouger la personne pour les faire passer sous elle.Comme des ciseaux que l’on chercherait à refermer,petit à petit les deux lames sont rapprochées.La première fixation permettant d’emboîter les lames se fait au niveau de la tête,la seconde au niveau des pieds.On obtient ainsi un brancard rigide.Les seules manipulations concernent les habits de la victime qui peuvent gêner lors du rapprochement des lames.Aussi, le sauveteur placé au niveau du tronc cherchera-t-il à remonter les vêtements de la victime au-dessus des lames au fur et à mesure de leur rapprochement.Une fois le relevage réalisé,la victime est déposée sur un matelas immobilisateur à dépression,les deux lames sont retirées de la même façon qu’elles avaient été mises en place pour que soit réalisée l’aspiration permettant de rigidifier le matelas

• Le plan dur (ou planche « Olivier »)
Qu’elle soit en bois ou en résine plastique,la planche présente l’avantage d’être légère,solide et peu épaisse.Elle peut être utilisée dans des endroits étroits(intérieur de véhicule, escalier…)ou accidentés.Contrairement à un brancard classique,compte tenu de sa faible épaisseur,elle demande seulement que la victime soit légèrement soulevée pour pouvoir être glissée dessous.Si le plan dur est équipé de matériel d’immobilisation comme des sangles et des cales latérales pour le maintien de tête en complément du collier cervical (sur avis médical prenant en compte les lésions de la victime),celle-ci peut être transportée sur ce matériel au lieu du matelas immobilisateur à dépression.On limite ainsi le nombre de manipulations de la victime.Une fois dans l’enceinte hospitalière,ce matériel peut ne pas être désolidarisé de la victime, otamment lors d’examens radiologiques,de scanners ou d’IRM

• Le Ked (Kendrick Extrication Device) (ou attelle cervico-thoracique)
Après la pose préalable d’un collier cervical, le Ked permet le relevage d’une victime par trois équipiers en immobilisant la colonne vertébrale et le rachis cervical.Il s’avère très efficace pour le relevage et le dégagement d’une victime en position assise dans un endroit exigu(habitacle de véhicule, toilettes d’un appartement…).
Composé de lattes rigides prises dans une toile plastifiée,il se place dans le dos de la victime et vient pour partie l’envelopper.La personne est bloquée sous les aisselles par deux demi-parties thoracique basse et ventrale).La fermeture et le maintien du Ked sont assurés par une mentonnière et une sangle frontale au niveau de la tête,par trois sangles au niveau abdominal et par deux sangles au niveau fémoral. es jambes ne sont certes pas tenues,mais l’enveloppe ainsi apportée au maintien de l’axe tête-cou-tronc empêche les mobilisations lors de la traction par les sauveteurs pendant le dégagement A l’issue de celui-ci,la victime est immobilisée dans le matelas à dépression avec le Ked pour,une fois encore,éviter trop de manipulations.Il importe de respecter les règles de sécurité qui s’imposent dans le cas de la femme enceinte,de l’enfant et d’une suspicion d’atteinte du bassin ou de fracture du fémur

• Les sangles de relevage
Les sangles de manutention facilitent le relevage,notamment si la victime est d’un poids conséquent.Il est conseillé de posséder deux sangles:une sangle courte d’environ 2 mètres de longueur et une sangle longue d’environ 6 mètres.Chacune doit faire au minimum 3 cm de largeur afin de ne pas blesser la victime et d’avoir un pouvoir porteur suffisant.Il faut que ces sangles soient résistantes et supportent au minimum 150 kg.Le passage des sangles ainsi que la mise en place par les différentes méthodes enseignées au cours du CFAPSE(selon que la personne est assise ou allongée sur le dos) demande une maîtrise des techniques par les sauveteurs.La sangle passée au niveau du bassin forme des boucles qui permettent au sauveteur d’obtenir des prises solides et de travailler le dos droit.A noter:ce matériel n’apparaît pas dans les enseignements du GNR provisoire des PSE 1 et 2
-relevage plat dos sangle:

• Le portoir souple
Le choix d’un relevage avec un portoir souple ne doit s’envisager que si la victime ne présente pas de traumatisme grave et si les cheminements sont trop étroits ou sinueux.Pour placer la victime sur le portoir,il faut la mettre en position latérale de sécurité, installer le portoir contre son dos, puis la remettre sur le dos délicatement

• Position debout
Sur les lieux d’un accident, il arrive que des victimes sorties du véhicule avant l’arrivée des secours se présentent marchant ou debout. Pour autant, il est estimé que 17 à 25 % d’entre elles présentent un traumatisme du rachis. Un collier cervical doit être posé sur la victime debout puis un matelas immobilisateur à dépression est placé en position verticale contre le dos de la victime. Celle-ci est « moulée » dans cette position. Une fois la rigidité obtenue, on peut l’incliner jusqu’à la dépose sur le brancard. Un plan dur peut être utilisé si l’on ne dispose pas de matelas immobilisateur à dépression. Lors de l’inclinaison, les sauveteurs assurent un maintien au niveau de la tête, des épaules et du bassin pour que la victime ne glisse pas.
Le fait de passer de la position debout à celle allongée par ces méthodes évite les risques d’aggravation de traumatisme du rachis.
• Position assise
Le relevage en position assise est préconisé pour la stabilité de l’état d’une victime présentant des difficultés respiratoires ou un traumatisme au niveau du thorax.Ce relevage peut s’effectuer au moyen des sangles,en plaçant un sauveteur de chaque côté de la victime(se référer à la technique du CFAPSE),ou du Ked.Le troisième équipier met en place une chaise roulante ou un brancard sur lequel est installée la victime,la position assise devant être conservée lors du transport

Le pont amélioré, le pont simple, le pont néerlandais et la cuillère peuvent être réalisés avec une victime à plat dos, à plat ventre ou en position latérale de sécurité.

Positions à la tête
Le sauveteur se trouvant à la tête de la victime doit rechercher une position lui assurant un maximum de stabilité.Il peut se placer avec un genou au sol et l’autre levé lors d’un pont néerlandais à quatre ou d’un pont amélioré avec glissement du brancard au niveau des pieds de la victime.Pour tous les autres ponts,il se positionne à l’identique des équipiers:debout.
Dans l’axe de la victime,pour le maintien de l’axe tête-cou-tronc,il privilégiera une prise latéro-latérale lors d’un pont amélioré ou d’un pont simple.En revanche,lors d’un pont néerlandais,la prise occipito-mentonnière sera de premier choix compte tenu de la translation de la victime vers le brancard


III)L’art du commandement
Le secouriste se trouvant à la tête de la victime prend le commandement de la manœuvre de relevage.Plusieurs ordres préparatoires doivent être clairement prononcés :
•« Pour tel type de manœuvre (un pont amélioré par exemple), mettez-vous en position »
•« Etes-vous prêt ? ».A cette question,les équipiers doivent répondre individuellement en précisant leur position(ex.:«Au bassin,prêt»)
• lorsque tous les équipiers ont confirmé,le chef dit alors:« Attention pour lever ».

S’ensuivent des ordres exécutoires :
•« Levez »
•si la manœuvre consiste en un pont simple ou en un pont amélioré, il ordonne alors:« Envoyez le brancard » et annonce « Halte au brancard »lorsque celui-ci atteint le haut de la tête de la victime
• enfin,le chef ordonne:« Posez »

La manoeuvre de relevage à la cuillère,par la coordination qu'elle impose,induit d'avantage d'ordres exécutoires:""lever","plaquer","reculer"."Avncer" pour se placer au dessus du brancard,"arrêter" et "poser"

IV)Improviser une civière:
avec une couverture ou des manteaux:
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